Nancy, Nancy answer me
Your silence is worse than what you might say
Nancy, just a line a speed
I was feeling slow and lonely
When I was afraid, on my own, you reached around me
When I was afraid and on my own, you were so far and close to me
Nancy, there is only so much I can say
Like I was falling and laughing
Nancy, Nancy answer me
Nancy, Nancy answer me
Everyone want a piece of me, everyone
Everyone want a piece of me, everyone took a piece of me
Nancy, is there a game we can play?
Like there is only this moment?
Nancy, Nancy answer me
Your silence is worse than anything you can say
Go tell it to the morning, it don’t take no shit
Go tell it to the morning, it don’t take no shit
Not like the night
Nancy, Nancy
Nancy answer me
Nancy, Nancy
Written, composed and produced by Stuart A. Staples
Airboxes est une musique de danse atmosphérique proposée par Bert Leemans et Guus Herremans à l'accordéon chromatique et diatonique.
https://www.airboxes.be/
C’est lors d’un concert à La Croix rousse à Agend’Arts en 2011 qu’a eu lieu cette interview de Gabriel Yacoub disparu le 22 janvier 2025.
L'occasion de parler de lui, de la création de Malicorne, de son parcours, de sa conception de la chanson, mais aussi de tout ce qu’un chanteur comme Guthrie lui a apporté.
Vous n’avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erevan
Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant
Louis Aragon
D’où reviens-tu mon fils Jacques
D’où reviens-tu cette nuit ?
Je viens des écoles ma mère
Des écoles de Paris
J’entends la chanson sereine
Du rossignolet joli
Tu as menti là, mon drôle
Tu reviens de voir ta mie.
Je voudrais la voir morte
Et avoir son cœur ici
Que donneriez-vous ma mère
Si je la faisais mourir ?
Je donnerais chemise blanche
De l’argent à ton plaisir
Il est allé voir sa belle
Sitôt le soleil levé
En arrivant à sa porte
L’entendit minuit sonner
Il la prend par sa main blanche
Au jardin l’a emmenée.
Il a pris sa claire épée
Le p’tit doigt lui a coupé
Ah mon Dieu, que de souffrances
Que j’endure cette nuit.
Tu en souffriras bien d’autres
avant qu’ la nuit soit finie
Il la couche sur l’épine
Oh qui graine sans fleurir
Lui a pris le cœur du ventre
dans sa chemise il l’a mis
Tenez ma cruelle mère
Voilà le cœur de ma mie.
Tu as menti par ta bouche
C’est le cœur d’une brebis
Oh montagnes sur montagnes
Écrasez-vous sur mon corps
J’ai fait mourir ma maîtresse
Je n’mérite que la mort
source : http://www.wikitrad.org/Page/L%27%C3%A9colier_assassin
X:1
T:La mal-aimable (Jean-Christophe Lequerré)
C:Trad
R: valse
M:3/4
L:1/8
K:C
e2c2B2|A2 FA Bc|B2 GB cd|e2 Be Be|\
e2 (3cdc (3BcB|A2 FA Bc|B2 GB cd|B6:|
c2 Ac Ac|f2 cf cf|B2 GB GB|e2 Be Be|\
A2 FA FA|d2 Ad Ad|B2 eB eB|d2 (3cdc (3BcB|
cA Ac Ac|fc cf cf|BG GB GB|eB Be Be|\
A2 FA FA|d2 Ad Ad|B2 EB cB|A6||
Petite madeleine de Proust... Morceau que j'ai chanté à la chorale du collège, il y a bien longtemps.
X:1
T:Belle, qui tiens ma vie
T:Pavane
C:Thoinot Arbeau
B:Arbeau: Orchesographie (1588)
R:Pavan
Z:Transcribed by Frank Nordberg
M:C|
L:1/2
Q:1/1=60
K:Gdor
V:1
G2|G^F|GA|B2|Bd|cB|BA|B2|
w:Bel-le qui tiens ma vi-e Cap-ti-ve dans tes yeulx.
V:2
D2|DD|DF|F2|FF|EF|GF|F2|
w:Bel-le qui tiens ma vi-e Cap-ti-ve dans tes yeulx.
V:3
B,2|B,A,|B,C|D2|DB,|CC|D2|B,2|
w:Bel-le qui tiens ma vi-e Cap-ti-ve dans tes yeulx.
V:4
G,2|G,D,|G,F,|B,,2|B,,B,,|C,D,|_E,F,|B,,2|
w:Bel-le qui tiens ma vi-e Cap-ti-ve dans tes yeulx.
%
V:1
G2|G^F|GA|B2|Bd|cB|BA|B2|
w:Qui mºas lº\^a-me ra-vi-e Dºun sou-ris gra-ci-eux,
V:2
D2|DD|DF|F2|FF|EF|GF|F2|
w:Qui mºas lº\^a-me ra-vi-e Dºun sou-ris gra-ci-eux,
V:3
B,2|B,A,|B,C|D2|DB,|CC|D2|B,2|
w:Qui mºas lº\^a-me ra-vi-e Dºun sou-ris gra-ci-eux,
V:4
G,2|G,D,|G,F,|B,,2|B,,B,,|C,D,|_E,F,|B,,2|
w:Qui mºas lº\^a-me ra-vi-e Dºun sou-ris gra-ci-eux,
%
V:1
B2|A A|G G|^F2|D2|E/F/ G|G ^F|G2|
w:viens t\^ot me se-cou-rir Ou me_ faud-ra mou-rir.
V:2
F2|FF|D_E|D2|F2|CD|DD|=B,2|
w:viens t\^ot me se-cou-rir Ou me faud-ra mou-rir.
V:3
D2|CD|B,C|A,2|B,2|G,B,|A,A,|G,2|
w:viens t\^ot me se-cou-rir Ou me faud-ra mou-rir.
V:4
B,2|F,D,|G,C,|D,2|B,,2|C,G,,|D,D,|G,,2|
w:viens t\^ot me se-cou-rir Ou me faud-ra mou-rir.
%
V:1
B2|A A|G G|^F2|D2|E/F/ G|G ^F|G2|]
w:Viens t\^ot me se-cou-rir viens t\^ot me se-cou-rir
V:2
B,2|FF|D_E|D2|F2|ED|DD|D2|]
w:Viens t\^ot me se-cou-rir viens t\^ot me se-cou-rir
V:3
D2|CD|B,C|A,2|B,2|G,B,|A,A,|G,2|
w:Viens t\^ot me se-cou-rir viens t\^ot me se-cou-rir
V:4
G,2|F,D,|G,C,|D,2|B,,2|C,G,,|D,D,|G,,2|]
w:Viens t\^ot me se-cou-rir viens t\^ot me se-cou-rir
W:
W:Belle qui tiens ma vie
W:Captive dans tes yeulx.
W:Qui m'as l'\^ame ravie
W:D'un souris gracieux,
W:viens t\^ot me secourir
W:Ou me faudra mourir.
W:
W:Pourquoi fuis tu, mignarde,
W:Si je suis pr\`es de toi
W:Quand tes yeux je regarde
W:Je me perds dedans moi,
W:Car tes perfections
W:Changent mes actions.
W:
W:Tes beaut\'es et ta grace
W:Et tes divins propos
W:Ont \'echauff\'e la glace
W:Qui me gelait les os,
W:Et ont rempli mon coeur
W:D'une amoureuse ardeur.
W:
W:Mon \^ame voulait \^etre
W:Libre de passions,
W:Mais l'amour s'est fait ma\^itre
W:De mes affections
W:Et ta mis sous saloi
W:Et mon coeur et mafoi.
W:
W:Approche donc ma belle,
W:Approche toi mon bien,
W:Ne me sois plus rebelle
W:Puisque mon coeur est tien,
W:Pour mon mal appaiser
W:Donne moi un baiser.
W:
W:Ja meurs, mon Angelette,
W:Je meurs en te baisant
W:Ta bouche tant doucette
W:Va mon bien ravissant
W:A ce coup mes esprits
W:Sont tous d'amour \'epris.
W:
W:Plut\^ot on verra l'onde
W:Contremont reculer,
W:Et plut\~ot l'oeil du monde
W:Cessera de br\^uler,
W:Que l'amour qui m'\'epont
W:D\'ecroisse d'un seul point.
W:
Cette chanson a une belle histoire. Écrite par Anna Marly, en russe en hommage à la résistance soviétique, puis devenue le bien plus célèbre Chant des Partisan avec des paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon, elle devient la Complainte du Partisan après qu’un éminent résistant français, Emmanuel d’Astier de la Vigerie, en eût composé les paroles. Hy Zaret, un prolifique auteur de succès américain entend cette chanson sur la BBC pendant la guerre : elle l’émeut, il en fait la traduction. Longtemps il passera pour son auteur. En 1969, Léonard Cohen, artiste canadien, figure montante de la « contre culture » nord-américaine exhume cette chanson alors oubliée et lui donne une seconde vie, mêlant textes français et anglais. Elle a depuis été reprise par de nombreux chanteurs en France et aux États-Unis. Sur le mode de la complainte, c’est à dire un récit plaintif chargé de mélancolie, la chanson fait parler un personnage qui, sans joie et sans passion apparente, s’engage dans un combat dont il connaît l’issue certaine: la prison, la douleur, la mort. Mais il refuse de vivre à genoux et sait que la liberté reviendra. On note qu’il n’y a aucune ferveur dans le propos, aucune glorification en est attendue, alors que le prix à payer (perdre femme et enfants) est énorme: quand la liberté reviendra, on retournera dans l’ombre de l’anonymat.
source : http://zebrock.org/projets/melomanes/the-partisan-leonard-cohen-1969/
When they poured across the border
I was cautioned to surrender
This I could not do
I took my gun and vanished.
I have changed my name so often
I've lost my wife and children
But I have many friends
And some of them are with me
An old woman gave us shelter
Kept us hidden in the garret
Then the soldiers came
She died without a whisper
There were three of us this morning
I'm the only one this evening
But I must go on
The frontiers are my prison
Oh, the wind, the wind is blowing
Through the graves the wind is blowing
Freedom soon will come
Then we'll come from the shadows
Les Allemands étaient chez moi
Ils me dirent, "résigne toi"
Mais je n'ai pas peur
J'ai repris mon âme
J'ai changé cent fois de nom
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis
J'ai la France entière
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a caché
Les Allemands l'ont pris
Il est mort sans surprise
Oh, the wind, the wind is blowing
Through the graves the wind is blowing
Freedom soon will come
Then we'll come from the shadows
Paroles et musique : Georges Brassens…
Mourir pour des idées / L’idée est excellente
Moi j’ai failli mourir / De ne l’avoir pas eu’
Car tous ceux qui l’avaient / Multitude accablante
En hurlant à la mort / Me sont tombés dessus.
Ils ont su me convaincre / Et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs / Se rallie à leur foi
Avec un soupçon / De réserve toutefois :
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente.
Jugeant qu’il n’y a pas / Péril en la demeure
Allons vers l’autre monde / En flânant en chemin
Car, à forcer l’allure / Il arrive qu’on meure
Pour des idées n’ayant / Plus cours le lendemain.
Or si l’est une chose / Amère, désolante
En rendant l’âme à Dieu / C’est bien de constater
Qu’on a fait fausse route / Qu’on s’est trompé d’idée :
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente.
Les Saints Jean bouche d’or / Qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d’ailleurs / S’attardent ici bas
Mourir pour des idées / C’est le cas de le dire
C’est leur raison de vivre / Ils ne s’en privent pas.
Dans presque tous les camps / On en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem / Dans la longévité
J’en conclus qu’ils doivent / Se dire, en aparté :
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente
Des idées réclamant / Le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil / En offrent des séquelles
Et la question se pose / Aux victimes novices :
Mourir pour des idées / C’est bien beau, mais lesquelles ?
Et comme toutes sont / Entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir / Avec leur gros drapeau
Le sage en hésitant / Tourne autour du tombeau
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente.
Encore s’il suffisait / De quelques hécatombes
Pour qu’enfin tout changeât / Qu’enfin tout s’arrangeât !
Depuis tant de « grand soir » / Que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre / On y serait déjà.
Mais l’âge d’or sans cesse / Est remis aux calendes
Les Dieux ont toujours soif / N’en ont jamais assez
Et c’est la mort, la mort / Toujours recommencée
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente.
O vous les boutefeux / Ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers / Nous vous cédons le pas
Mais, de grâce, morbleu / Laissez vivre les autres
La vie est à peu près / Leur seul luxe ici bas.
Car enfin, la camarde / Est assez vigilante
Elle n’a pas besoin / Qu’on lui tienne la faux
Plus de danse macabr’ / Autour des échafauds
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente.
Nous sommes deux drôles,
Aux larges épaules,
De joyeux bandits,
Sachant rire et battre,
Mangeant comme quatre,
Buvant comme dix.
Quand, vidant les litres,
Nous cognons aux vitres
De l'estaminet,
Le bourgeois difforme
Tremble en uniforme
Sous son gros bonnet.
Nous vivons. En somme,
On est honnête homme,
On n'est pas mouchard.
On va le dimanche
Avec Lise ou Blanche
Dîner chez Richard.
Nous vivons sans gîte,
Goulûment et vite,
Comme le moineau,
Haussant nos caprices
Jusqu'aux cantatrices
De chez Bobino.
La vie est diverse.
Nous bravons l'averse
Qui mouille nos peaux ;
Toujours en ribotes
Ayant peu de bottes
Et point de chapeaux.
Nous avons l'ivresse,
L'amour, la jeunesse,
L'éclair dans les yeux,
Des poings effroyables ;
Nous sommes des diables,
Nous sommes des dieux !
Victor Hugo, Les Tuileries
Poème de Louis Aragon 1941
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda