Durant quatre semaines, en octobre dernier, se sont tenues au tribunal de Paris les audiences du procès du « 8 décembre ». Dans cette affaire, sept personnes sont poursuivies pour « association de malfaiteurs terroristes ». Toutes contestent les faits reprochés et trois ans d’instruction n’auront pas réussi à faire émerger la moindre preuve de projet terroriste. Parmi les « preuves » avancées par le parquet et les agents de renseignement pour démontrer cette intention « terroriste », on retrouvait des éléments relatifs à l’utilisation d’outils de protection de la vie privée, censés illustrer une certaine clandestinité. Scandalisé·es, nous avions révélé et dénoncé vigoureusement cet amalgame dangereux et malhonnête.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé, jeudi 7 décembre, que toute prise de décision qui utilise des systèmes de notation au moyen de données personnelles est illégale. Cet arrêt pourrait avoir des répercussions importantes pour les caisses de sécurité sociale et les établissements de crédit.
Après plus d’un an de mobilisation contre les pratiques de notation des allocataires de la CAF au côté des collectifs Stop Contrôles et Changer de Cap1, et après avoir détaillé le fonctionnement de l’algorithme de la CAF et son cadre politique, nous publions aujourd’hui le code source de cet algorithme de notation.
Lentement, sûrement, inexorablement nous sortons de l’ère non pas uniquement d’un “web” gratuit mais essentiellement de médias et réseaux sociaux gratuits.
Le “C’est gratuit et ça le restera toujours” a disparu du frontispice de Facebook ; Youtube est passé depuis longtemps déjà en code rouge pour gérer des abonnements payants exempts de coupures publicitaires (Youtube Red dès 2015 devenu aujourd’hui YouTube Premium pour 12,99 euros par mois) ; nos usages numériques sont plus globalement devenus dépendants de services de streaming musicaux ou vidéo aux abonnements payants qui s’offrent ou se négocient dans les espaces intra ou extra-familiaux
Dernières annonces de cette mutation en cours, l’annonce de Méta de proposer des abonnements payants en Europe pour accéder à Facebook et à Instagram, pour éviter non pas tant les publicités que les dynamiques de traçage et de collecte de données qui les fondent. Entre 10 et 12 euros pour les plus de 18 ans qui souhaiteraient bénéficier d’un accès sans publicités à ces sites ou applications. Et 6 euros de plus par compte supplémentaire.
Et la totalité des grands médias sociaux s’aligne progressivement sur des logiques payantes : TikTok teste une offre payante sans publicités à 4,99 $ mensuels, Musk en plus des comptes certifiés payants (à partir de 9 euros par mois pour disposer de la “bluemark”) agite depuis plusieurs mois un modèle de petit paiement mensuel obligatoire, Snapchat compte 3 millions d’utilisateurs déboursant 3,99 euros par mois pour des services premiums, même chose pour Twitch à partir de 4,99 euros par mois.
Je n'ai rien à cacher.
En fait si, et vous également !
En 2015, les forces de l’ordre ont acquis, en secret, un logiciel d’analyse d’images de vidéosurveillance de la société israélienne Briefcam. Depuis huit ans, le ministère de l’intérieur dissimule le recours à cet outil qui permet l’emploi de la reconnaissance faciale.
Vidéosurveillance algorithmique à la police nationale : des faits passibles du droit pénal.
Dans un article publié aujourd’hui, le média d’investigation Disclose révèle que depuis des années, en se sachant dans l’illégalité la plus totale, la police nationale a recouru au logiciel de l’entreprise israélienne Briefcam, qui permet d’automatiser l’analyse des images de vidéosurveillance. Cette solution comporte une option « reconnaissance faciale » qui serait, d’après Disclose, « activement utilisée ».
Surveillance Camera Map
Surveillance under Surveillance shows you cameras and guards — watching you — almost everywhere. You can see where they are located and, if the information is available, what type they are, the area they observe, or other interesting facts.
A DIY Arduino Project
Cet accordéon MIDI utilise une interface Arduino pour pouvoir reporter les actions de ses touches vers un système de Musique Assistée par Ordinateur. Il est ainsi possible de l’utiliser comme un synthétiseur pour produire des sons différents que les classiques vibrations de l’instrument.
Sur ce blog, nous transposons régulièrement différents points de vue concernant les luttes pour les libertés numériques. Dans ce domaine, on constate souvent que les mouvements sociaux (solidariste, durabilistes, préfiguratifs, etc.) ne prennent que trop rarement en compte les implications directes sur leurs propres luttes que peuvent avoir les outils de surveillance des États et des entreprises monopolistes. Cela rend toujours plus nécessaire une éducation populaire d’auto-défense numérique… Du côté des mouvements autonomes et anti-autoritaires, on ressent peu ou prou les mêmes choses. Dans les groupes européens, le sujet du capitalisme de surveillance est trop peu pris en compte. C’est du moins l’avis du groupe allemand Autonomie und Solidarität qui, à l’occasion du travail en cours au Parlement Européen sur l’effrayant et imminent projet Chat Control (voir ici ou là), propose un appel général à la résistance. L’heure est grave face à un tel projet autoritaire (totalitaire !) de surveillance de masse.
Cet appel a été publié originellement en allemand sur Kontrapolis et en anglais sur Indymedia. (Trad. Fr. par Framatophe).
C'est quoi, une flûte MIDI ?
C'est un contrôleur MIDI qui fonctionne exactement comme une flûte à bec, sauf que les trous ont été remplacés par des boutons poussoirs: vous appuyez sur la bonne combinaison de boutons et, lorsque vous soufflez dans l'embouchure, un message MIDI est transmis à un clavier MIDI (ou un logiciel MIDI), qui joue les notes avec une sonorité de flûte...ou celle d'un autre instrument, si c'est ce que vous préférez.
Tout comme pour une vraie flûte à bec, le volume sonore de la note jouée dépend de la force avec laquelle vous soufflez dans l'embouchure (plus vous soufflez fort, plus la note aura un volume élevé). Quant à la hauteur de la note, elle dépend de la combinaison de boutons qui sont enfoncés.
Assis sur le bord d’un gris trottoir, je regarde passer les gens.
Eux ne peuvent pas, ne veulent pas me voir: À peine un œil me reprochant
Ma lassitude et mon regard étrangement absent.
Que leur dire sur mes profonds déboires ? Ma vie n’est plus aguichante.
Refrain :
Le stress et l’incertitude, l’angoisse et l’agitation
Se relâchent sur une volute de fumée : Je dessine des ronds.
Pas vraiment une habitude; souffler en toutes directions.
Demain je vaincrai la lune, aujourd’hui je fonds.
Certains voudraient bien m’aider, mais leur ton de reproche m’enlise
Dans une déconvenue, braquée contre leur interventionnisme.
Laissez-moi ma solitude, mon chien, mon (seul) compagnon :
Sa fidélité me rassure, m’empêche de toucher le fond.
(Refrain)
Il faudrait que je me mette à chercher, ce soir, où nous loger.
Ici, la terre est froide et triste. Tout le jour passé à marcher
Sur le quai de la Seine, qui coule bien nonchalamment ;
Elle emmène les péniches loin de ce monde violent.
(Refrain)
D’aucun m’adresse un sourire emprunt d’une rêveuse gravité,
La tête secouée par une illusion mélancolique, désenchantée.
J’aimerais rester devant ce conduit d’air chaud, emmitouflé.
Un pas à l’extérieur du cercle m’envoie un vent verglacé.
(Refrain)
Mon ventre gazouille et sa chanson me ronge lentement.
Oublier la réalité quotidienne d’une douleur lancinante.
Mon corps étouffe sous les sanglots d’un doux parfum d’enfance,
Qui se rappelle à moi dans les vapeurs d’un amer alcool blanc.
(Refrain)
Vici Luna (gavotte de l'Aven), Toctoctoc, 2009
musique : Stéphane Milleret / Paroles : Anne-Lise Foy
X:1
T:Le revenant
C:Trad.
A:Anjou
R: Valse
L:1/4
M:3/4
I:linebreak $
K:C
V:1 treble
V:1
|:"Am" e2 e |"F" f e d |"Am" c2 c |"Dm" d c B |"Am" A2 A |1$"G" B c d |"C" e3 |"Em" d3 :|2 %8
"G" B c B |"Am" A3 |"Am" A3 :| %11
A mon secours, mes enfants !
Rentrons ! c'est bien temps,
De frayeur me voilà morte.
Vlà Simon, not' grand gars,
Qui r'vient du trépas
En m'tendant les bras !C'est bien lui, voyez vous
Vite sauvons-nous tous
Fermons bien la porte
Toi, pour le renvoyer,
Prends vite ton psautier
Moi, not' bénitier— Pan, pan, ouvrez-moi donc !
C'est votre gars Simon
Qui revient d'Angleterre.
Comme j'étais mal là-bas,
Je reviens à grands pas.
Ne vous sauvez donc pas !Hélas ! mon pauvre enfant
Pour toi dans c'moment
J'sommes toute en prières
pour te gagner l'Paradis
Ecoute bien, j'te dis
Un "De Profondis"— Bon, un "De Profondis"
C'est toujours ça de pris
Par le trou d'a serrure;
Mais tous êtes-vous donc fous,
Ou bien voulez-vous
M'renvoyer d'chez vous— Oui vas-t-en, mon enfant
De nous tu seras content :
Car dès demain, j'te l'jure,
Pour adoucir ton sort,
J'te ferai dire d'abord
Le Service des morts.— Un service ? Vous rêvez !
J'vois bien qu' vous m'prenez
Pour un autre, ma mère !
Je n' suis pas un rev'nant,
Je suis bien vivant :
Simon, votre enfant !— J'ai l'écrit bien signé
Comme quoi qu'tu fus tué
Dans une grande bataille
Ce qu'est écrit est écrit.
Mets-toi dans l'esprit
Que t'es mort. C'est fini !— Je m'sens point mort du tout,
Je ne suis, mais enfin
Ni rev'nant, ni diable.
Et pour vous rassurer,
Avec vous sans tarder,
Je vais boire et manger.— Si c'est vrai que t'es vivant,
Entre, mon enfant,
Viens donc te mettre à table,
Mange, tu nous rassurera,
Car je sais bien que là-bas
Les morts ne mangent pas !Sources
Chanson recueillie auprès de Mme Olive Dixneuf (Maine et Loire) publié dans "Chansons Populaires de l'Anjou" de François Simon puis dans l'"anthologie de la chanson française traditionnelle" de Marc Robine.
X:1
T:Robin's waltz
C:Jon Swayne
R:valse
L:1/4
M:3/4
I:linebreak $
K:C
V:1 treble
V:1
|:"Am" e3 |"G" d g3/2 f/ |"Am" e3 |"G" d c B |$"F" c3 |"G" B A3/2 G/ |1"Am" A3 |"G" B c d :|2 %8
"Am" E3- |"Am" E3 ::$"Am" e d/c/ d/e/ |"Dm" f2 c |"G" B c d |"C" e2 c |$"F" A B c |"Dm" d2 c |1 %16
"Em" B g3/2 f/ |"Em" e3 :|2"Em" B A G |"Am" A3- |"Am" A3 :| %21